Je vais bien ne t’en fais pas…

Ça fait un petit moment que je ne suis pas venue par ici. Il faut avouer que je n’avais pas trop la tête ou le cœur à écrire ici ces dernières semaines. Avant toute chose, je voudrais vous remercier pour tous vos petits messages bienveillants pour demander de mes nouvelles. Je n’ai pas répondu (je compte le faire) mais ils m’ont vraiment touchée. Certes, je blogue depuis quelques années à présent mais je suis toujours agréablement surprise par la gentillesse dont vous faites preuve ici. Je suis vraiment chanceuse d’avoir des lecteurs aussi bienveillants. Ça peut sembler illusoire mais quand je vois les énergumènes ascendants phacochères livrés avec option gougnafiers que certains blogueurs doivent se farcir à longueur de billets, je réalise que j’ai vraiment beaucoup de chance.

Si j’ai fait profil bas ces dernières semaines, c’est que j’avais mal à la vie et j’avais besoin d’un peu de temps. Il faut dire en effet que la destinée n’a pas été super tendre avec moi ces derniers temps. J’ai réalisé que je n’avais pas fait correctement le deuil des êtres chers que j’ai perdu récemment, j’ai dû relever (et relève encore) quelques défis sur le plan professionnel, j’ai eu des problèmes de santé et cerise sur ce joli gâteau de chiasse, je me suis séparée de celui qui a partagé ma vie ces quinze dernières années.

Je ne suis pas ici pour me plaindre / me faire plaindre mais je dois avouer que tout ça m’a un peu fait l’effet d’un raz de marée. Vu le cataclysme émotionnel auquel je devais faire face, bloguer s’est retrouvé tout en dessous de ma liste de priorités avec les chaines de messages farfelues que mes tantes envoient via whatsapp chaque jour que Dieu fait. J’avais besoin de temps et de calme pour panser mes blessures.

J’ai passé et passe encore, ce n’est pas la fête du slip on ne va pas se mentir  des moments extrêmement difficiles ; me retrouver aussi loin des miens a été très dur et m’a rappelé à quel point l’immigration n’est pas chose aisée. Mais comme la vie ce n’est pas du chocolat toujours tout blanc ou tout noir, je me suis aussi rendue compte que je suis vraiment bien entourée. Je ne compte plus les gentilles attentions que les gens (proches et moins proches) ont eues à mon égard ; il y a eu (en vrac) :

  • Ma famille qui n’a absolument pas gobé mon discours préfabriqué à base de : «Nan nan je ne pleure pas, ce sont des allergies. Je suis forte, je suis la digne descendante des amazones du Dahomey donc les claques que le destin me met dans la gueule non stop depuis quelques mois ça va passer crème t’inquiètes … » et qui a bravé le froid pour venir me voir depuis Toronto, Paris, Lomé…
  • Cette copine qui malgré les moments difficiles qu’elle traverse aussi dans sa vie a pris le temps de m’écrire / m’appeler quasiment tous les jours juste pour s’assurer que j’allais bien.
  • L’amie de Montréal qui a débarqué chez moi avec une bouteille de champagne, une boite de mouchoirs en papier, des tickets pour un match de hockey et une oreille attentive.
  • La copinasse qui m’appelle tous les jours pour faire un point kongossa* et me changer les idées
  • Le meilleur ami qui est venu m’aider à monter les meubles alors qu’il avait mal au dos et qui m’a écouté raconter dix mille fois les mêmes histoires sans se plaindre…
  • Le copain ostheo qui prend soin de moi et ceux qui m’envoient des blagues tous les matins
  • La voisine / proprio qui m’a invité à manger et qui m’a proposé de prendre des colocataires pour me permettre de m’y retrouver financièrement afin de pouvoir rester dans l’appartement.
  • Le copain qui m’a offert une boite géante de préservatifs sans latex pour « te faire rire, te rappeler que je sais que tu es allergique au latex et surtout parce que je sais que tu en auras bientôt besoin coz your sexy ass ain’t staying single * !  »
  • Il y a eu ma cousine qui n’a cessé de me motiver, ma belle sœur, mes collègues qui se sont relayés pour m’inviter à sortir, m’emmener en weekend, me rendre visite, me faire rire; ma fitness pal qui s’est assurée que je ne lâchais pas le sport, les ami(e)s d’enfance qui ont pris soin de moi chacun à leur façon, et puis il y a ma sœur, cet être merveilleux que je ne mérite pas qui ne cesse de m’impressionner par son calme, sa patience et sa maturité.

Bref il y a eu la vie et les gens bien….

Je crois que je n’aurais jamais assez de vies pour citer et /ou remercier tout le monde, il est certain que ces visages et ces moments resteront gravés pour toujours au plus profond de mon être.

Le but de ce billet n’est pas de commenter ou de déblatérer sur les raisons de ma séparation car tout cela reste quelque chose qui, à mon sens, relève du domaine de l’intime. Je ne répondrai donc pas aux commentaires et /ou questions ultra personnelles et intrusives sur ce sujet oui je fais ma star. Je suis juste venue vous dire que je m’en vais je vais bien et vous remercier tous autant que vous êtes pour votre bienveillance car elle m’a profondément touchée.

Je vais conclure ce billet larmoyant et tarte au possible en vous promettant de revenir bientôt avec de nouveaux billets pour vous raconter les rencontres cheloues sur Tinder, ma nouvelle vie de maman solo d’ailleurs si quelqu’un a le numéro d’ Alexander Johan Hjalmar Skarsgård et d’Idrissa Akuna Elba, je prends merci , ainsi que mes aventures de Gaou au Canada parce que malgré les vicissitudes de la fortune, la vie continue et j’ai bien l’intention d’en profiter…

 

Source de l’image ici


kongossa : commérages
coz your sexy ass ain’t staying single :  parce que ton cul sexy ne restera pas célibataire…

 

 

 

 

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Catégories :Une vie de Gaou

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17 réponses

  1. Oh Gaou, je suis désolée de lire ça.. Je t’envoie des bises de Winnipeg, un peu de froid, un peu de chaleur aussi. Courage, sois forte, je te laisse choisir les encouragements que tu veux. Et pour ta fille aussi. Gros hug !

  2. Plein de courage dans cette épreuve, ô combien difficile, je l’imagine. Ta plume aiguisée réussit à nous faire sourire, même quand tu n’as pas le moral. Je t’embrasse et à très vite.

  3. La vie a de ces ressorts…. qui la rendent parfois larmoyante longue et ennuyeuse. Mais le temps fera son office. C’est un nouveau départ avec de nouveaux défis à relever, une nouvelle aventure qui succède à la précédente et que tu n’écriras pas seule.

  4. Oh la la, ça ne fait pas si longtemps que je suis tes petites aventures dans le froid mais quelle période difficile ! Plein de bonnes ondes pour traverser ça, même si celles venant d’une inconnue font sûrement moins chaud que celles des amies qui ont traversé la moitié de la planète pour te réconforter…

  5. Bon évidemment dans ces moments-là, on ne sait quoi dire… je te souhaite le meilleur pour l’avenir, et surtout que ta déprime s’envole avec l’hiver. Prends soin de toi et de ta puce…

  6. Je pense bien à toi pendant que tu panses tes blessures. Plein de belles choses pour ce printemps qui commence, pour toi et ta petite fille. Hugs.

  7. je suis bien désolée et je vous envoi pleins de milliards de pensées positives du nouveau brunswick, le soleil arrive, va falloir faire des sortie avec votre fille et la douleur va s’échapper !!!! accrochez vous et n’hésitez pas à écrire votre blog est un défouloir aussi ! !!! hate de lire vos futures péripéties!!!! amicalement

  8. Bon courage! c’est vrai que c’est difficile quand tout nous tombe dessus, surtout quand on est loin. c’est super que tes proches t’entourent, de pres ou de loin. Continue a avancer alors, tu retrouvera bientot un nouvel equilibre.

  9. Oh merde :-/

    Contente de lire que tu es bien entourée, mais « oh merde 😦 » quand même. La vie peut être vraiment ingrate de temps en temps… courage. Après les bas, y’a les hauts et de belles choses à venir pour toi 🙂

  10. Ma poulette, je me demandais justement si ça allait. Je me doutais qu’il se passait des choses. Maintenant je comprends. Quand tu en as envie et si tu as 5 min, envoie moi un petit message, ça me fera plaisir 🙂 Nos discussions HTGAWM me manquent… Et ton billet n’est pas tarte du tout, bien au contraire.

    Gos poutous !

  11. Cela fait un long moment que je te lis. Je sors finalement de l’ombre pour t’envoyer toute mon affection (mêlée de beaucoup d’admiration)

  12. Courage Mme Gaouse Première…
    Tu es une de nos grandes soeurs: j’ai la certitude que tu continueras à t’en sortir, mieux, à nous montrer la voie. Avec la détermination et le sourire que je te connais depuis l’enfance.
    Et puis en prime le truc qui marche contre les gros bobos: plein de bisous Poutous!!!!!!

  13. Je suis desolee ! Courage la fille ! Je suis la pour toi 🙂 Beaucoup de Bisous de Ottawa 🙂

  14. Sincerement desole
    Je te souhaite plein de courage et de determination

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