L’expatriation, cette rose dont les épines font saigner le couple…

175Je voudrais aborder un sujet que j’estime important et qui me tient à cœur : les conséquences (plutôt négatives) de l’immigration sur le couple. C’est un billet que j’ai eu beaucoup de mal à écrire car il touche à quelque chose de profond, d’intime et de presque tabou. J’ai beaucoup hésité à le publier ; il faut avouer que c’est beaucoup plus facile de donner une image idyllique (à coup de jolis filtres Instagram) de sa vie que d’étaler ses faiblesses sur la toile. J’ai finalement décidé de publier ce texte après avoir échangé avec des couples qui vivaient à peu près la même chose que nous.

La plupart des couples avec lesquels j’ai discuté sont arrivés en tant que résidents permanents ; ils ont mis plusieurs années et dépensé énormément d’argent pour obtenir leurs statuts. Ils avaient une vie correcte au pays mais l’envie d’aventure les a poussés à tout quitter et à venir ici avec parfois des enfants.

Ils ont cru très fort à la réussite de leur projet mais tout ne s’est pas passé comme prévu. S’il y a une chose que j’ai retenue après 3 ans ici, c’est que la chance joue un rôle assez important dans cette aventure qu’est l’expatriation. Tout peut basculer en bien comme en mal du jour au lendemain…

Certains ont décidé de rentrer car ça ne se passait pas bien pour l’un des conjoints. Une de mes copines rentre avec son mari après seulement 9 mois ici. D’autres restent malgré les difficultés, un des conjoints se  « sacrifie » pour que sa moitié s’épanouisse. D’autres se séparent car ils se sont rendu compte qu’ils ne vont plus du tout dans la même direction.

Ceux qui ont décidé de rentrer m’ont tous dit la même chose : le mal être du conjoint commençait à déteindre sérieusement sur leur ménage. Ma copine (celle qui rentre au bout de 9 mois) m’a avoué qu’elle en a un peu voulu à son mari de ne pas avoir pu s’adapter. Elle reconnait pourtant que c’est une chose qu’il ne peut ni contrôler, ni forcer mais elle part un peu à contre cœur et avec la sensation désagréable de ne pas avoir pleinement vécu son aventure. Elle avoue néanmoins que ça ne vaut pas le coup de sacrifier son couple et sa famille sur l’autel de l’immigration.

C’était vraiment intéressant de discuter avec d’autres couples et d’échanger nos points de vue sur ce sujet qui est finalement très peu abordé sur les blogs personnels. Je sais bien évidemment que c’est courant de traverser une crise à un moment ou  à un autre quand on forme un couple. Mais je trouve que l’expatriation rajoute parfois une difficulté supplémentaire.

L’immigration est un projet qui se construit à deux. Si l’envie de partir n’est pas présente chez les deux conjoints, le projet est voué selon moi à l’échec. Il faut que les deux membres du couple s’investissent mutuellement et soient conscients des difficultés à venir. Cependant, on a beau être préparé, on ne se dit pas qu’un jour on va en arriver à avoir des conversations portant sur une potentielle séparation (géographique du moins) parce qu’un des membres du couple vit vraiment mal son immigration.

Comment ça se passe chez les Gaous?

L’expatriation est un choix que nous avons fait tous les 2.  Nous sommes arrivés à Toronto et nous avons trouvé un emploi chacun à 15 jours d’intervalle, le tout dans nos domaines respectifs. Nous avons décidé ensemble de quitter Toronto pour venir à Montréal lorsque j’y ai trouvé mon emploi. Nous avons eu des hauts et des bas durant les 3 dernières années d’expatriation mais la période la plus compliquée a été celle juste après notre déménagement à Montréal. Mon mari a passé 9 mois au chômage dans cette ville et cette période a été extrêmement difficile. Il n’aime pas spécialement la vie ici mais les difficultés liées au chômage ont mis notre quotidien sens dessus dessous ; ces 9 mois m’ont semblé être une éternité. Le chômage n’est pas une chose facile à vivre que l’on soit expatrié ou non, je le conçois tout à fait. En revanche, le fait d’être à l’étranger, et loin de nos repères habituels a rendu la situation extrêmement délicate. Un peu comme si chaque difficulté était décuplée.

Il nous est déjà arrivé  de traverser des périodes de crises mais rien de semblable à ce que nous avons connu ici. En France, nous avions nos repères, tout semblait moins compliqué, plus familier. Ici nous avons traversé des moments difficiles où nous avons eu l’impression que tout nous séparait. Nous avions énormément de mal à communiquer, comme si nous parlions deux langages complètement différents. L’éloignement, les problèmes administratifs, les difficultés financières toutes ces choses qui font partie des vicissitudes de la vie, nous ont parfois paru insurmontables.

Je me suis enfermée dans mon travail, tandis que Mr G s’ennuyait et avait l’impression de tourner en rond. Un fossé de plus en plus grand s’est creusé entre nous et notre relation a commencé à se détériorer considérablement. Nous avons beaucoup changé ces 3 dernières années mais pas forcément de la même façon. Nous sommes d’accord sur le plus important, mais nous avons une manière complètement différente de voir et d’aborder la vie ici. Ce qui est normal car bien qu’étant un couple, nous restons avant tout 2 êtres humains distincts.

L’exil a mis notre mariage en péril et nous a un peu secoués; ça a été très compliqué de gérer cette période de crise et de remises en questions. Je me suis vraiment sentie vulnérable. Il nous aura fallu beaucoup de communication et surtout une bonne dose d’empathie pour surmonter tout cela. Je retiens cependant cette épreuve du feu, aussi douloureuse fût-elle, nous aura finalement été bénéfique; elle nous a en quelque sorte rapprochés, nous a fait gagner en maturité et nous a permis de nous recentrer sur l’essentiel .

 

Source de l’image ici

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Catégories :Une vie de Gaou

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37 réponses

  1. Nous sommes expatriés en Arabie Saoudite et ce mode de vie provoque très souvent des tensions. Bien que ce soit une belle expérience ce n’est pas facile tous les jours. Je me suis beaucoup retrouvée dans ton texte. Bonne journée

    • Merci pour ton commentaire! C’est effectivement une jolie experience mais j’ai l’impression que les tensions sont parfois exacerbées par l’exil. Passe une bonne journée!

  2. ça fait du bien de lire un billet sur cette problématique… un couple d’amis est parti s’installer au Canada et, bien qu’ils ne l’expriment pas clairement, j’ai un peu l’impression qu’ils vivent cette aventure très différemment… Merci pour ce billet !

    • De rien 🙂 apres ils n’ont peut-etre pas de soucis tes amis non? Sincerement ce n’est pas facile d’avouer qu’il y a des tensions dans son couple et que la vie ce n’est pas que les grands espaces MDR.
      Ce billet je l’ai ecrit il y a plusieurs semaines et j’ai eu du mal a cliquer sur publier…
      Desolee pour les accents , clavier Anglais….

      • Je pense que s’ils avaient des soucis, ceux-ci ne sont pas dû à l’expatriation 😉 mais que, forcément, ça en rajoute une couche…

  3. Plus je lisais, plus je me disais que j’ai de la chance, parce que je ne connais pas tout ça…mais c’est peut être une question de timing, notre couple s’est construit à l’étranger, être Expat fait partie de nous, on n’est donc pas passé par tout ce que tu décris. C’est très intéressant de voir une autre approche. Être Expat est un fait établi pour nous, on ne s’envisage pas autrement. On se demande sérieusement si ce n’est pas le moment de bouger à nouveau (on pense au Canada entre autre d’ailleurs!), 10 ans par pays, ça fait une bonne moyenne. La différence vient peut être aussi du fait qu’on a pas de base géographique, le ‘retour en France’ ce n’est pas pour nous, notre base, notre stabilité c’est nous et nos enfants. …bon, c’est un peu long et ça devient confus, j’arrête là, mais je sens que je vais faire un billet pour te répondre!

    • Je ne pense pas que ce soit un passage obligatoire les tensions hein, Et puis comme tu dis, le fait de grandir ensemble a l’etranger donne surement une autre perspective. J’ai aussi des amis qui ont eu ce genre de problemes apres le retour dans leur pays.
      Je comprends ce que tu dis par rapport a la base geographique; on n’en a pas specialement non plus. On ne restera pas ici pour les raisons que j’ai deja evoquee mais le retour en France n’est pas une obligation. On est ouvert a d’autres destinations (un endroit ou il fait chaud LOL) …
      J’ai hate de lire ton billet reponse! Est ce que je dois avoir peur ? 😆

      Passe une belle journee Pomdepin!

      PS: Desolee pour les accents, je galere avec ce clavier…

    • Oui c’est pareil pour nous mais je crois que ca n’est pas la norme 🙂 nous sommes partis jeunes au Canada (24 ans) en étant ensemble à l’époque depuis déjà 7 ans. Peut être que ca joue.

      • Je ne sais pas si les tensions c’est la normes finalement. Chaque couple à son histoire. Mais ça ne m’étonne pas d’entendre que vous n’avez pas eu de soucis !

    • oh oui vous pensez au Canada ? SUPER !!! ca sera un grand saut pour ta famille mais vous allez assurer c’est certain !! MASTER EXPAT que vous etes 🙂

  4. Contente de voir que vous avez pu surmonter une crise. Beaucoup de couples n’y parviennent pas.

    Aussi j’aimerais ajouter qu’après 6 ans au Canada, moi aussi j’ai vu beaucoup de couples partir/rentrer et ou divorcer. Je pense que ca n’a rien à voir avec l’expatriation mais disons que ca y contribue sûrement.

    • Je ne pense pas que l’expatriation créé le divorce. Je pense qu’elle met aussi une loupe sur des problèmes latents. Il y a quelques temps une mana me disait qu’ils étaint venus ici pour donner une 2e chance à leur couplé qui battait de l’aile. Une de ses copines l’avait fait et ça avait marché. Elle a voulu faire la même et bin ça a été un échec cuisant! Il ne peuvent plus du tout se sentir…
      Bref la vie et ses vicissitudes….

  5. Je me retrouve dans ton experience. Quand nous sommes arrives ici mon homme avait un visa travail et un boulot. Il connaissait un peu aussi l’endroit. Je n’avais pas de visa travail et ai decouvert un nouveau monde. J’etais proche de repartir (plus de fond) au moment ou j’ai trouve mon premier boulot ici. Ce n’est pas facile de s’adapter ensemble….

    • Je suis d’accord avec toi! On ne s’adapte pas forcément de la même façon. Ça ne veut pour tant pas dire qu’on ne s’aime pas. C’est très difficile de se mettre dans les souliers de l’autre quand on est pas soi même au top de sa forme.
      Merci pour ton commentaire 😊

  6. Quel billet ! C’est vrai que c’est un sujet que l’on aborde peu sur les blogs ou les forums. En lisant ça je me trouve chanceuse car nous n’avons pas vécu ce genre de situation. Je suis contente de savoir que cette période soit terminée pour vous ❤

    • Il est vrai que c’est un sujet très peu abordé. En même temps c’est très intime et personne n’a envie de raconter que son expat ne se passe pas aussi bien que prévu. C’est contre mais quand ça va mal on a tendance à avoir honte et à culpabiliser même si on y est pour rien.
      Je suis contente que tu n’aies pas eu à vivre cette épreuve parce que ce n’est pas évident. Sur le coup ça fragilise un peu beaucoup quand même.
      Bises! 😊

  7. l’ile reste la France… mais elle est loin et la vie n’y est pas la même qu’en métropole… bref… on avait coutume d’y dire que 1 couple sur 3 repart séparément. Pour un tas de raison. La vie festive et alcoolisée est de coutume là bas… les weekends peuvent être bien arrosés et épuisants… dans un couple, il n’est pas rare de voir qu’un des deux en a vite marre tandis que l’autre y a pris gout très fort. ce n’est qu’un exemple. Nous concernant, j’ai su très vite que je voudrais repartir… l’homme lui se plaisait, beaucoup. J’ai attendu 10 ans… au bout de 10 ans j’ai estimé que j’avais fait ma part d’effort… et qu’il était temps de partir… l’homme a prétendu chercher des mutations… il a prétendu ne pas trouver… j’ai fini par ne plus le croire… je l’ai quitté quelques mois (pour ça et d’autres points… l’accumulation). Il a fini par réaliser (ça et les autres points). Il a cherche et a trouvé une mutation interessante en 1 an…
    Mais nous avons aussi le sentiment paradoxal que ça a confirmé pas mal de couples. 🙂

    • Oh je veux bien te croire quant au choc culturelle que vous avez pu vivre sur l’île! 10 ans c’est énorme. Tu as été super patiente. L’homme n’aime pas du tout la vie ici et veux bien rester pour moi mais je sais qu’il n’attendra pas 10 ans. Surtout qu’il galère niveau boulot.
      Comme toi je pense que l’exil est venu aggraver des choses qui existaient déjà mais avec lesquelles on arrivait à vivre .
      Je suis contente que tout ça vous ait rapproché au final ❤

  8. Bonne idée d’article. Il faut aussi parler des mauvais côtés !

  9. Excellent billet. Je partage votre opinion que l’immigration ajoute un obstacle dans la vie d’un couple. Je pense aussi qu’elle peut rapprocher car franchir les obstacles dans un mileu qui nous est nouveau est une sorte de gageure. Souvent je me disais dans nos premiers temps aux US, c’est nous contre eux. Non pas en opposition mais dans une sorte de pari ensemble. Je reconnais cependant que mon travail et Paris m’ont cruellement manqué et que trouver sa voie pour s’épanouir ailleurs d’une manière différente demande de remettre tout à zéro. On dit que l’immigration est l’un des plus grands chocs dans la vie d’une personne. C’est pour moi à la fois un challenge et un cadeau.
    Merci pour un autre super billet, sur un sujet peu abordé, c’est vrai.

  10. Moi aussi, je me retrouve ici. L’immigration, c’est dur pour le couple et dur pour la famille en général (les enfants aussi, ont leur lot de difficultés). On a également connu le chômage et la traversée du désert mais on s’accroche et ça fait six ans… Mais je ne peux encore dire si nous resterons et combien de temps. Tout ce que je sais c’est que ça va être difficile de rentrer et de tout reconstruire encore une fois mais notre couple et notre famille passent avant tout.

    • Oh oui sur les enfants aussi ça a un impact pas toujours positif. Je pense souvent au retour et je me dis que ça ne va pas être facile de se réadapter. Ce sera comme une nouvelle expatriation. C’est vraiment pas évident. On sait qu’on finira par quitter Montréal (même si on doit rester au Canada pour X ou Y raisons) mais on ne sait pas encore ou on atterrira ni dans combien de temps on va bouger. On pense retourner en Europe mais l’idée de vivre à Paris ne m’excite pas des masses. On verra le moment venu.
      Merci d’être passée 😊

  11. Moi, je vis une autre situation. J’ai la nationalité française mais depuis mon plus jeune âge j’ai le besoin d’aller voir ailleurs, de rencontrer l’autre, ici j’éprouve un manque difficilement définissable. Dans ma famille, plusieurs membres ont fait le choix de partir,certains sont rentrés d’autres ont trouvé leur « chez eux » ailleurs. A ce jour, je vis toujours en France car mon conjoint ne peut envisager de quitter son pays natal et même si nous voyageons beaucoup je ressens toujours cet appel du large. En fait je ne me sens pas particulièrement Française
    Je crois que c’est aussi compliqué pour un couple quand l’un veut partir et l’autre rester car même si les sentiments sont toujours très forts j’ai l’impression de sacrifier une partie de moi-même.
    Même si je sais qu’il est impossible d’imposer à l’autre de partir comment faire comprendre la frustration de devoir abandonner ce qui nous anime.

    • Je comprends tout à fait ce que tu dis. Au début de notre relation avec Mr G. je vivais ici et je ne me voyais vraiment pas retourner en France. Quand on s’est installé à Paris ça devait être pour 2/3 ans et ensuite on bougeait en Europe mais il ne voulait pas. Ça a été très frusant pour moi. L’idée de vivre au Canada a fini par le séduire mais ça a pris presque 10 ans pour le convaincre.
      Je comprends ce que tu dis quand tu parle de frustration. Passe une belle journée 😊

  12. Thématique très intéressante, encore une fois. Par contre, je l’ai vu souvent abordée, pas sur les blogs, mais sur les forums d’immigration au Canada.

    Je trouve que le mal-être du conjoint (couple) est le plus souvent directement lié au chômage ou au travail non épanouissant trouvé sur place. Si les deux membres du couple parviennent à retrouver un niveau de compétences et une qualité de vie au travail au moins identique à celle qu’ils avaient auparavant, les choses vont bien souvent beaucoup mieux (sauf cas du couple qui battait déjà de l’aile). Après, il y a les personnes qui persévèrent (je connais des cas de couples ici de longue date, style 10, 20 ans etc) qui ont carrément repris des études ou une formation qui a relancé la carrière de la personne et tout a bien été ensuite, car l’autre conjoint ne voulait pas entendre parler de quitter à nouveau le Canada. C’était soit le couple qui explosait avec l’un qui rentrait au pays et l’autre restait au Canada, soit faire le nécessaire pour surmonter sa situation pour sauvegarder son couple. Bref, ces situations sont malheureusement assez « classiques » en cas d’immigration au Canada, j’ai l’impression, mais assez tabou, rares sont ceux qui en parlent sur internet.

    • Je peux comprendre que les blogs n’abordent pas ce sujet. Ça reste quand même un truc super intime. C’est dur d’avouer qu’on a du mal. Sans parler du couple en particulier combien de gens ont le courage d’avouer que leur immigration se passe mal en général? Les gens ont souvebt honte de traverser des moments difficiles et c’est bien dommage.
      Passe une bonne journée 😊

  13. Très bon article, c’est vrai que beaucoup de blogs idéalisent l’expatriation alors que c’est parfois extrêmement difficile à vivre! Bravo à vous d’avoir surmonté tout ça! Je me reconnais un peu dans ton article même si ma situation est légèrement différente puisque c’est moi seule qui me suis installée dans un nouveau pays, son pays. Et il y a eu des moments de grande tension car lui a déjà tout et moi je me débats toujours pour trouver ma place à certains niveaux, presque un an après mon arrivée. Mais je m’accroche et je sais aussi qu’il serait prêt à inverser les rôles si vraiment ça ne marche pas pour moi ici, ce qui est vraiment rassurant, même si je n’ai pas encore dit mon dernier mot 🙂

    • Tout à fait. Il faut que les efforts ne soient pas à sens unique. Et que le conjoint qui va mal sente que l’autre est « prêt à » (rentrer etc) au pire des cas. Et que la priorité soit toujours le couple.

    • Merci pour ton commentaire Wala. Comme tu dis si bien tant que votre couplé reste la priorité c’est l’essentiel. Je te souhaite beaucoup de courage etu bonne chance ce dans ton pays d’accueil 😊

  14. Mon mari et moi sommes rentrés en France après 3 ans et demi passés en Australie. La décision n’était pas la notre, nous avons « perdu » notre visa suite à une erreur administrative. Nous avons donc été « forcés » (surtout financièrement) de rentrer en France, cela fait 6 mois et nous ne nous remettons pas vraiment de la situation. Personne ne nous comprend vraiment non plus. Mon mari et moi nous nous aimons énormément, mais je dois avouer qu’un fossé se creuse car nous passons je pense à travers une crise identitaire… Ton article me rappelle à quel point c’est difficile. Il parait qu’il faut du temps, moi je pense qu’il faudra qu’on reparte, la France n’est pas faite pour nous… En attendant ce jour, la souffrance est bel et bien présente. Merci d’avoir eu le courage de publier cet article, ça fait du bien de sentir que nous ne sommes pas seuls.

    • Merci pour ton temoignage et non vous n’etes pas seuls (desolee clavier sans accent). C’est effectivement un sujet difficile a aborder tant il releve de l’intime. Je vous souhaite de traverser ce moment difficile au plus vite ❤

  15. Merci pour cet article! Tu as bien fait de le publier même si c’est bel et bien un sujet tabou! Mon copain et moi allons partir au Canada en PVT en Septembre 2017 et nous sommes très excités d’y aller, mais il y a toujours une petite part de crainte. Alors les articles comme le tiens sont très intéressants à lire!

    • Merci pour ton commentaire. Effectivement sujet hyper difficile. Je suis contente d’en avoir parlé et heureuse de voir que c’est un sujet qui touche / interesse beaucoup de gens. Je vous souhaite pleins de bonnes choses pendant votre PVT! Vivez votre aventure a fond ! 🙂

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