Boire seule : alcoolisme ou émancipation ?

shoesAvant de commencer je voudrais préciser que mon titre est volontairement généraliste ; il ne s’agit pas d’une étude sociologique mais bien d’un billet d’humeur, complètement subjectif car basé sur mes observations de chercheuse du dimanche . Cette recherche de longue haleine (elle a duré au moins 30 minutes) a été documentée par des témoignages poignants de mes collègues et amis ; le tout donne ainsi lieu à une généralisation scandaleuse  et à un jugement de valeur que j’assume totalement.

Si comme moi vous êtes fan de séries américaines (surtout les soap opera), vous avez du remarquer que souvent les héroïnes se débouchent une bouteille de vin qu’elles s’envoient seules la plupart du temps. Dans la majorité des feuilletons que je regarde comme par exemple Being Mary Jane, How to Get Away With Murder pour ne citer que celles-là (je ne supporte pas Scandal) l’alcool occupe presque une place centrale dans la vie des héroïnes. Il y a les scènes où elles boivent plusieurs verres entre copines et celles où elles s’ouvrent une bouteille le soir en rentrant du travail. Je me souviens notamment d’une scène (je ne sais plus dans quelle série c’était) où l’on pouvait voir l’héroïne en pyjama (de soie évidement) dans son lit avec un livre, un verre de vin à la main et une bouteille bien entamée sur sa table de nuit.

Entendons-nous bien ; je ne suis pas une anti-alcool, loin de là. Il m’arrive souvent parfois de boire, surtout des mojitos. L’alcool a toujours fait partie de ma vie (je reconnais que cette phrase est déprimante mais je me comprends); chez mes parents, on célébrait toujours les moments importants avec du champagne et très tôt (vers 15 ans) nous (les enfants) avions droit à notre petite coupe. Bref, tout ça pour dire que je n’ai rien contre les gens qui boivent de l’alcool. J’aurai même tendance à penser qu’ils contribuent à sauver l’eau de la planète comme j’ai pu voir plusieurs fois sur les réseaux sociaux.
Cependant le côté festif et /ou relaxant qui est systématiquement associé à l’alcool dans certaines séries me dérange un peu. Dans ces séries, boire une bouteille de vin seule comme une pochtronne est présenté comme un acte glamour, relaxant, réservé à la working girl qui travaille dur et qui a donc droit à son petit plaisir. La femme qui enchaine cocktails sur cocktails avec ses copines n’est pas alcoolique ou dépressive, elle est amusante, drôle, moderne.
Je me suis demandée si cette vision glamour/chic de l’alcool était typiquement nord-américaine; un peu comme pour la cigarette qui est perçue comme un accessoire sexy pour une femme dans certains films français  et ce malgré l’haleine de hareng fumé qu’elle entraine. En même temps vu le prix de l’alcool   ici (je ne parle pas de la bière hein), je peux comprendre qu’il soit considéré comme un produit de luxe réservé à une élite.

J’ai donc décidé de donner de ma personne pour aborder ce sujet ô combien important pour le bien de la science ne me remerciez pas et de demander à mes collègues /connaissances nord-américaines si elles sont alcooliques quelles étaient leurs habitudes en matière d’alcool.
Le résultat de cet échange avec les femmes (nord-américaines) de mon entourage est assez intéressant. Sur 8 femmes interrogées, 4 ont reconnu qu’elles buvaient un verre plusieurs soirs par semaine en cuisinant ; les 4 autres ont reconnu boire de temps en temps (2/3 fois) en semaine. Une d’entre elles a carrément avoué qu’elle ne buvait que du Chardonnay (prononcez Cherdonèye), nourrissant au passage le cliché de la femme nord-américaine de la classe moyenne pour qui le vin se limite uniquement à ce cépage. Elles ont toutes précisé qu’il leur arrivait parfois de finir (seule) une bouteille de vin le vendredi. Elles ne considèrent pas vraiment les héroïnes de mes feuilletons comme étant alcooliques. Elles m’ont dit que tant qu’on ne finit pas une bouteille seule tous les soirs, ce n’est pas de l’alcoolisme.

Pour la Franco –Togolaise que je suis, boire du vin (ou tout autre alcool) seul(e) tous les jours est assez étrange. Je ne pense pas être la seule dans ce cas. Je me souviens d’ailleurs avoir été convoquée par l’école de la puce à Paris à ce sujet. Ils voulaient me parler suite aux déclarations de mon ingrate progéniture,  qui avait dit je cite : « mes parents ils prennent l’apéro TOUS LES JOURS… »
Ça a été très diffcile de leur faire comprendre que l’apéro dont il était question était en fait le repas du soir, servi sous forme d’apéro dinatoire car nous n’avions pas de salle à manger à l’époque. Oui je sais que ma vie est vraiment passionnante.

Pour en revenir à nos moutons cadets, je ne suis vraiment pas à l’aise avec cette image glamour /cool qui est donnée à l’alcoolisme des femmes dans les séries. Je vous ai parlé des femmes, des cocktails et du vin parce que c’est ce qui m’a le plus frappée mais le même constat peut s’appliquer aux hommes et à la bière. Bière dont on occulte bien trop souvent (à mon goût) l’aspect alcoolisé afin de le présenter comme un simple désaltérant. Je trouve ça dommage de minimiser les risques liés à l’abus d’alcool en le présentant comme un accessoire indispensable à la panoplie de la femme émancipée.

Et vous vous en pensez quoi, boire (seule) tous les soirs, alcoolisme ou emancipation?

 

Source de l’image ici

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Catégories :Une vie de Gaou

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36 réponses

  1. Hello, je me suis sentie interpelée par le titre de ce billet haha. Tout d’abord, j’aime beaucoup!! Ensuite, je dirais que même si j’ai un peu honte de l’admettre, j’ai souvent trouvé glamour en effet l’image de la femme qui, à la fin de sa journée, s’installe dans son canapé et débouche une bouteille de vin. J’ai déjà tenté l’expérience; par contre juste avec un verre de vin et non la bouteille en entier. Ce qui m’empêche d’en faire une habitude et cela est peut-être dû à ma culture (togolaise) ou à mon éducation, c’est l’image que j’ai d’une personne buvant seule, qui pour moi renvoie à un côté alcoolique. Cela est peut-être dû aussi au fait que je ne suis encore qu’une étudiante d’à peine 25 ans et boire chaque soir n’est pas vraiment la manière dont je me vois débuter ma vie d’adulte.

    • Oh une compatriote 🙂
      J’avoue que le rapport que l’on a avec l’alcool est vraiment personnel. Mais oui dans l’alcool a vraiment une image glamour dans beaucoup de series.

  2. Mon verre de vin, c’est mon moment de paix. Comme ceux qui aurait besoin de leur 30 minutes de yoga. Moi j’ai besoin des 2 🙂

  3. Je ne bois pas du tout car je n’ai jamais développé le goût pour l’alcool (et en plus, je n’aime pas cette sensation même légère de perdre le contrôle, oui, je sais, je devrais voir un psy… :lol:). C’est carrément une tare pour une Française, on me soupçonne soit d’être une ancienne alcoolique soit d’être enceinte.

    Je trouve que les Français en général boivent trop. On avance de faux prétextes, c’est festif, c’est culturel, etc. J’ai vu trop de gens autour de moi d.velopper une relation malsaine avec l’alcool. Je ne trouve pas que carburer tout le temps à l’alcool soit sain, cela n’engage que moi bien sûr (et je fume, je suis mal placée pour donner des leçons).

    L’alcool en Amérique du Nord s’aborde différemment mais c’est la même chose au final : c’est pas un problème pour certaines personnes, tandis que d’autres s’en servent comme béquille.

    • Pareil je ne bois pas une goutte d’alcool (sauf à de très rares occasions). Mes collègues pensent que je suis une fausse Française et je suis bel et bien enceinte. Mais je ne bois pas quand je ne suis pas enceinte hein :p Et je ne fume pas non plus !

      Je trouve que la plupart des nanas qui boivent seules dans les séries américaines sont quand même souvent ultra dépressives. (On se rappelle de Kiki dans The OC quand même qui finit en rehab sans parler de Viola Davis hein !) Donc je ne suis pas sûre que les USA cherchent à donner une image cool de la chose…

  4. Je me souviens d’une discussion avec ma mère où elle affirmait que c’est la régularité qui fait de quelqu’un un alcoolique et pas la quantité. J’étais d’accord à l’époque, mais mes copines canadiennes buvaient effectivement tous les jours et je ne me vois pas les considérer comme alcooliques (à cause de l’affect ?)
    Tu me fais réfléchir 🙂

  5. Pendant un moment, je faisais un cocktail le week end que je sifflais pour les besoins du blog (je proposais la recette le lundi) (oui, je suis dévouée à l’écriture ^^). Puis, j’ai arrêté. Le barbare ne boit pas une goutte d’alcool. Je trouve que de façon générals, on a tendance à banaliser la consommation d’alcool… J’ai des collègues qui prennent un apéro tous les jours, des copines qui boivent (un peu) tous les jours. Pour moi, désolée si je choque (mais on peut me donner tous les arguments du monde) c’est de l’alcoolisme déguisé (note pour ceux qui voudraient m’insulter : j’ai vécu avec un alcoolique, merci, je sais ce que c’est… et ce n’est pas drôle, à aucun moment même si ça en a l’air au début). Avec le barbare, on consomme énormément de séries américaines et on se fait souvent la réflexion que ça picole sec… pas que du vin mais des alcools forts (y compris pour les femmes)… ça a un côté étrange…
    Quant à savoir si c’est une émancipation, je l’ignore… mais ça ne rendra pas service à la santé des gens… ça c’est certain.

    • Le début de ton commentaire m’a fait sourire.
      Je ne sais vraiment pas si on peut taxer les gens qui boivent tous les jours d’alcooliques. C »est une question que je me pose vraiment . J’espere que tu vas bien 🙂

  6. C’est très juste ce que tu dis, même si je n’y avais jamais réfléchi avant. Le verre de vin est un peu devenu comme la cigarette avant, un accessoire de femme libérée. Il faut reconnaître qu’un verre de jus de pomme ça le fait moins, et que le pot de glace, ça fait désespérée !
    Il faudrait un équivalent symbolique aussi fort pour le remplacer mais je sèche…

  7. c’est « marrant » , je suis tombée il y a quelques jours sur une redif de desserte housewives… et j’ai « tiqué » sur tous ces verres pris comme ça… sans réfléchir… là où moi je boirai au pire un soda… bref. J’aime bien boire un verre de temps en temps. J’ai l’alcool économique, un verre me suffit pour être ivre. je pars du principe que tout est dans le « pourquoi on boit ». Par plaisir? partage? Ou parce qu’on en a besoin pour se détendre. Je pars du principe que dés que l’alcool devient un besoin, c’est un problème. Que ce soit besoin une fois par jour ou 1 fois par semaine. L’alcool habitude, besoin… ça me dérange… même si je sais qu’avoir l’habitude de boire un verre tous les samedis soir ou un verre tous les soirs, ça n’est pas la même. Je sais pas si je suis claire là… j’ai comme un doute… pourtant je suis à jeun! 🙂

  8. Bonjour,
    Je découvre ton blog avec cet article que je trouve très juste. Et je suis d’accord avec l’un des commentaires ci-dessus: ce n’est pas une question de quantité mais de régularité, et surtout: à partir du moment où on ne peut plus s’en passer: c’est de l’alcoolisme. Mais il est vrai que l’on a tendance à confondre alcoolisme avec ivresse or il s’agit de deux choses différentes. Quant on parle d’alcoolisme on imagine la plupart du temps un homme qui boit des alcools forts jusqu’à s’en rendre malade, or je pense qu’en réalité, il y a énormément de femmes qui boivent, seules, un ou deux verres de vin tous les jours pour se détendre, et qui, ne pouvant s’en passer, devraient être considérées comme alcooliques. Le mérite des séries américaines pour moi, c’est finalement de montrer une réalité qu’on a peut-être pas encore bien intégré en France (d’autant plus que chez nous, boire du vin au repas est encore considéré comme normal).
    Bonne fin de journée à toi.
    Cécile

    • Ha ben ! Cécile m’a devancée ; dès qu’il n’est pas possible de se passer de son habitude même infime, on tombe dans l’alcoolisme.
      Perso, je suis contente de prendre un bon apéro dans le week-end ou un verre de vin quand j’ai un bon plat ou du fromage en stock. Le jour où je serai en mode « mince, j’ai pas mon vin pour le fromage que je viens d’acheter » ou si je braille parce que j’ai rien dans ma réserve à apéro le week-end approchant, là je sais que j’aurai un problème d’alcoolisme.

      Concernant l’alcool comme marqueur d’émancipation ? Là aussi, carrément d’accord, d’autant qu’il existe tellement des signes et/ou marqueurs d’émancipation pour les femmes … et bien pour la santé et son nombre de points sur son permis 😉 .
      Ex, partir à tel rdv en courant, car très en retard, se rendre compte qu’on n’est pas maquillée du tout (c-a-d : rien de chez rien) et se dire que « Heu ! En fait, pas grave, je m’en fous, je suis lavée, coiffée et peignée et habillée correctement » : voilà un autre signe d’émancipation assez intéressant.

      Bref, super billet et bon vendredi

    • Merci pour ton commentaire que je trouve tres juste.

  9. C’est un sujet intéressant. Mes collègues québécois me demandent souvent si on boit plus en France qu’au Québec ; je ne suis pas capable de leur répondre concernant la « quantité » ou la fréquence, par contre j’ai vraiment l’impression que l’image « cool » associée à l’alcool est beaucoup plus marquée ici (Québec) qu’en France. Bien sûr beaucoup de français trouvent ça « cool » aussi de boire, mais en France sur les 15 dernières années on nous a quand même beaucoup parlé des dangers liés à ça, sensibilisé à ne pas boire avant de conduire, « protégé » avec la Loi Evin (qui vise entre autre à ne pas donner une image « cool » de l’alcool et du tabac en évitant justement leur mise en avant à toutes les sauces dans des films, séries, émission TV et compagnie)… Et j’ai l’impression que du coup la consommation d’alcool quotidienne (seul(e) ou non) a maintenant plutôt une mauvaise image en France. Ici au Québec on voit de l’alcool partout (ex: les invités ont tous un grand verre de vin bien visible à Tout le monde en parle, l’émission « les recettes pompettes » où deux personnes se saoulent en direct faisait un carton,…) donc clairement ça doit participer au fait que les gens considèrent qu’on peut boire tous les jours et que l’alcool est « une boisson comme une autre mais en plus cool ». Mais personnellement ce décalage avec la réalité me gène. Exemple, le fait de boire plus qu’autorisé et de conduire juste après sans que personne ne fasse de remarque, est quelque chose de TRÈS répandu au Québec… et personne ne semble trouver cela irresponsable. Alors qu’en France je crois qu’on s’est quand même amélioré là dessus.

  10. Étant donné que l’homme (au genre neutre) descend du singe, il ne faut donc pas être surpris qu’il apprenne en copiant les comportements des autres et c’est pourquoi les modèles ont une si grande importance dans le développement des enfants et surtout aussi pourquoi on est autant influencé par le comportement des autres.

    Pendant très longtemps (et c’est encore le cas aujourd’hui dans plusieurs cultures), la femme a été considérée comme un être inférieur à l’homme (le mâle) et on en voit encore les cicatrices dans nos sociétés évoluées d’aujourd’hui car on a tendance à amplifier à outrance les images « politically correct » des femmes pour faire contre poids aux images négatives du passé.

    Dans la majorité des cas, c’est bien sûr une bonne chose d’agir ainsi et c’est même essentiel de le faire mais en même temps, il faut prendre garde de ne pas tomber dans le piège de COPIER TOUS LES VICES DE L’HOMME (le mâle) pour être considéré comme son égal.

    Malheureusement, les séries et les films ont souvent tendance à tomber dans ce genre d’excès en fabriquant des images « politically correct » qui ne correspondent pas nécessairement à la réalité et là, je parle d’une façon générale qui va beaucoup plus loin que l’alcool.

    En effet, ce n’est pas rare de voir à la télé des femmes se battre (et gagner) contre 3 hommes costauds ou encore d’être capable de résoudre tous les problèmes techniques du monde (ex: Samantha Carter dans Stargate).

    Alors pour moi, l’émancipation, c’est développer à fond toutes ses capacités en ayant accès à tous les moyens qui existent sans distinction de sexe, d’âge ou de religion et dans ce contexte, l’alcool ne devrait pas être considérée comme un but (avoir le droit de s’enivrer comme un homme) mais plutôt comme un moyen (boire socialement avec des amis en échangeant des idées).

    Je n’aime pas qu’on juge les gens sur la quantité ou la façon qu’ils boivent l’alcool en les qualifiant d’alcoolique car la majorité des gens ignorent tout de cette maladie qu’est l’alcoolisme.

    Par contre, la modération a bien meilleur goût (comme on dit à la SAQ) et c’est de cette façon qu’il est plaisant de consommer de l’alcool… ainsi que toute autre chose dans ce monde.

    EN CE QUI ME CONCERNE (mais çà ne concerne que moi seul):

    1- J’aime beaucoup boire du vin avec des amis et non seul car je trouve que le vin bu en groupe a bien meilleur goût que celui qui est bu seul. Çà peut paraître insensé de dire cela mais en réalité çà ne l’est pas car le vin est un puissant outil social qui s’exprime donc mieux en groupe.

    2- Par contre, quand je suis seul, je préfère de loin boire une bonne bière (mais toujours accompagnée d’un repas). Boire la bière en groupe et sans l’accompagner d’un repas a malheureusement souvent tendance à virer en beuverie où le but est de trouver le plaisir en s’enivrant (j’aimais bien quand j’étais jeune mais ce n’est plus le cas).

    • Merci pour ton commentaire. Je sais que l’alcoolisme est une maladie grave. J’ai des proches qui en souffrent et je sais a quel point c’est difficile comme pathologie. Je trouve que certaines series donnent vraiment une image trop cool de l’alcool.

  11. Ha Ha ! Oui c’est vrai dans les séries je m’étais fait la réflexion également ! L’héroïne de Scandal aussi le fait et dans de plus en plus d’autres séries. Moi ça m’a fait bizarre parce que je pensais que seuls les français buvaient autant de vin…
    Sinon pour répondre à ta question je pense que ça dépend mais si c’est systématique oui perso je trouve qu’il y a quelque chose à creuser derrière.
    A cause de mon travail ces trois dernières années j’ai passé ma vie à l’hôtel et ces 6 derniers mois je buvais systématiquement un verre le soir pour me détendre car je travaillais énormément et que je déprimais à rentrer à l’hôtel ou dans un appart seule le soir alors que mon conjoint que j’adore est loin. Le jour où je me suis parce que quand je n’avais pas pu m’acheter une bouteille et que je stressais car je me disais que j’allais passais une sale soirée sans mon verre là je me suis dit « pas bon ». J’ai donc décidé de mettre le holà sur mes déplacements et de donner une part plus importante à ma vie privée, depuis plus aucune envie (ou très rarement) de boire !

    Voilà mon expérience 🙂

    Je pense donc que quand on ne peut pas se passer de son verre d’alcool par jour c’est qu’il faut creusr côté psychologique.

    Grosse bise de cherdonèye^^

  12. Ton article est intéressant, parce que effectivement, comme présenté dans les séries, ça ne ressemble pas à de l’alcoolisme … et pourtant, médicalement parlant, c’est la régularité qui fait l’alcoolisme, que se soit seul ou en groupe …
    Mais, c’est vrai que la représentation « sociale » de l’alcoolisme, c’est souvent la personnes perpétuellement saoule, qui ne serait plus maître de ses gestes … Je pense que finalement, le plus probant, c’est une relation pathologique à l’alcool et le fait de ne plus pouvoir s’en passer …

    Personnellement, il a du m’arriver parfois de me faire un verre de vin, seule le soir, pour finir une bouteille entamé quelques jours plus tôt lors de repas entre copain. Mais finalement, ce qui est plaisant dans l’alcool, c’est le coté occasionnel et festif ^^.

  13. L’alcoolisme n’est pas une notion subjective qui varie d’une personne à l’autre. Le sujet a été étudié au niveau médical, et il a été démontré qu’il y a des risques pour la santé à partir de 14 doses d’alcool par semaine pour une femme, et à partir de 21 pour un homme . Ca a peu d’importance que la consommation se fasse de manière répartie quotidiennement ou non (par exemple répartie sur le WE).

    Bien plus passionnant encore, ce qui est considéré comme une unité d’alcool au niveau médical et de voir que ce qu’on a consommé, c’est bien souvent bien plus qu’un verre d’alcool voir par exemple ce calculateur http://2340.fr/calculateur-dua/

    Si je prends l’exemple de quelqu’un qui va s’acheter un pack de 6 bières pour la semaine. Ça semble bien loin du compte de l’alcoolique. HORS quand on y regarde de plus près, que l’on s’aperçoit qu’une unité normale de bière, c’est 25 cl à 4 % d’alcool. Et que dans mon pack de bières, mes bières font 34 cl à 9 %, pour chaque bière consommée, j’aurai en réalité bu 2,4 unités d’alcool. En étant une femme, je serai donc alcoolique en ayant bu chaque semaine ce pack de 6 bières (6 X 2,4 = 14,4) si je fais ça de manière chronique.

    On est donc très vite alcoolique, ceux qui boivent mésestiment à quel point on l’est très rapidement. Et tabac + alcool = démultiplication des risques d’ennuis de santé par rapport à quelqu’un qui ne consomme pas ou épisodiquement. Je crois que c’est 10 ou 20 fois de risques de plus en cumulant les deux (j’avais appris ça dans mes cours d’addictologie).

    • ATTENTION
      Pour être considéré comme alcoolique, il faut avoir atteint un niveau de dépendance tel qu’il y aura une période de sevrage si on est privé d’alcool.

      Et voici les étapes de progression nécessaire avant d’avoir atteint le niveau de dépendance qui fera qu’un individu sera considéré comme alcoolique:

      1- L’usage sans dommage (appelé usage simple).
      2- L’usage à risque.
      3- L’usage nocif (sans dépendance).
      4- La dépendance.

  14. Billet très intéressant qui me donne envie de rebondir sur quelque chose qui m’a interpellé récemment en regardant une série Américaine. J’ai été vraiment choquée de voir l’héroïne de la série en question boire de l’alcool à deux reprises dans deux épisodes différents alors qu’elle était enceinte!!! Je pense vraiment qu’il y a une énorme différence sur la perception de l’alcool entre la France et l’Amérique du Nord. En France on retrouve très régulièrement le fameux « l’abus d’alcool est dangereux pour la santé » alors qu’outre atlantique il est bien souvent banalisé.

  15. C’est marrant car je viens de lire un article sur le sujet des femmes et l’alcool dans la série The Good Wife. Alycia, le personnage principal en effet commence chacune de ses soirées souvent passées seules par une visite au frigo et la préparation d’un cocktail. Avant c’était le vin. Je trouvais que pour une femme qui buvait autant elle etait toujours impeccablement belle. Dans la vraie vie ce serait une autre histoire.
    J’aime le vin quand je mange et seulement un verre. Si je suis seule je ne bois pas. Je me mets au thé que je sirote toute la soirée. Le vin pour moi est comme une conversation. Je partage. Mais je ne juge personne pour boire un verre seule. Chaque femme doit trouver ce qui lui correspond. Et sans doute suis-je encore un peu coincée pour ne pas sauter le pas et me déboucher ma bouteille si je suis seule. Santé tout le monde!

  16. Bonjour. Personnellement, je suis séduite par la série mais totalement en désaccord avec l’image de l’alcool qui est véhiculée ! A les voire, surtout Olivia lever son verre (pour ne pas dire son pichet vu la taille de ce dernier) à la moindre occasion c’est désolant. Je suis choquée qu’une population aussi puritaine puisse tolérer de renvoyer cette image dégradante d’une femme qui « picole ». Je ne suis pas une anti-alcool mais j’en connais les ravages en étant bénévole dans plusieurs associations. Il intervient souvent dans les violences conjugales, le délaissement des enfants, les disputes violentes, les accidents de la route etc… On a combattu contre la cigarette à tout bout de champ à l’écran, on cherche à limiter l’image des femmes objets par la diminution des tenues provocantes mais rien contre le fait de présenter l’alcool comme « le remède » à tout ??! Quand on connait les problèmes engendrés par les jeunes qui s’adonnent à l’alcool à outrance, on devrait faire attention aux images que l’on renvoie ! Que ce soit pour un homme ou une femme, je trouve pitoyable de « descendre » toute une bouteille juste parce qu’on est déprimé(e) !!! Le problème n’est pas de boire un verre en l’appréciant mais juste de chercher à en boire un maximum en un minimum de temps, histoire de s’étourdir et d’oublier ses problèmes.

  17. Bonjour à toutes et tous . Je me suis retrouvé dans tout ce que vous avez écrit . Quelle lucidité . Si seulement vous pouviez diffuser vos commentaires à grande echelle . Cela aiderait beaucoup de gens à prendre conscience du problème de cette drogue  » légale  » . J’aime beaucoup l’exemple du docteur Philippe Batel , qui donne l’exemple de la grenouille ,qui , si elle tombe dans l’eau bouillante ,s’en sort instantanément par reflexe , alors que plongée dans de l’eau froide , elle se laisse cuire à feu doux sans s’en rendre compte si on chauffe cette même eau . Je me suis retrouvé comme cette grenouille ,au moment de mon divorce ,vivant seul et buvant tous les jours de 1 à 4 verrres , pour me détendre . Peu de gens savent egalement ,que l’alcool pris regulierement ,même en petites quantités , a un effet dépresseur ( l’effet inverse d’un antidepresseur . ) Il produit donc de la déprime et de la tristesse , le lendemain par exemple .Quand à moi ,c’est grâce à ma nouvelle compagne , que j’en ai pris conscience . C’est un ange et je l’en remercie ! À present ,je ne bois plus qu’a de rares occasions ,et c’est tant mieux . La forme physique ,le moral et la clairvoyance sont revenus . Ce qui me permet de témoigner à mon tour . Encore merci à ma chérie ! 😘

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