9 mois de solitude…

solitude_photography4Je souhaite préciser, avant d’aller plus loin, que mon billet (tout comme le blog) évoque uniquement mon ressenti /expérience (et est donc subjectif) ; vous avez le droit d’avoir un avis différent.

9 mois, c’est le temps qu’il a fallu à mon époux pour trouver un travail dans son domaine à Montréal. 9 longs mois durant lesquels il est passé par des phases de déprime, de remise en question et de découragement. 9 mois durant lesquels, j’ai assisté impuissante à son sort. Nous avons eu beaucoup de mal à rester positifs pendant cette période. J’avais pourtant un boulot où j’étais vraiment épanouie. Ça a été très difficile à gérer. Tout se passait pour le mieux pour moi mais je ne pouvais pas m’empêcher de désespérer face à la situation de mon époux que je trouvais véritablement injuste.

Je trouvais le secteur de la banque fermé à Toronto, Montréal m’aura fait relativiser. Comme quoi tout est question de perspective finalement. Même dans mes pires cauchemars, je ne pensais pas une seconde que Mr Gaou aurait autant de mal à décrocher un emploi (même non qualifié) dans cette ville. Je tiens à rappeler qu’il avait déjà l’expérience canadienne (ce saint graal censé ouvrir les portes de l’emploi aux immigrants), qu’il a de très bonnes recommandations de son employeur Torontois et qu’il est bilingue.

Vous l’aurez compris ces 9 mois ont été assez insupportables. J’ai trouvé les employeurs ici encore plus hermétiques qu’à Toronto. Un consultant en RH lui a carrément dit qu’en tant que Français il n’avait aucune chance de trouver un travail qualifié à Montréal. Ce monsieur a rajouté qu’il n’aurait jamais dû quitter Toronto. Les employeurs sont vraiment réticents à l’idée d’embaucher un immigrant sans expérience québécoise. L’expérience acquise à Toronto par mon époux n’a aucune valeur ici. J’ai été la première surprise par ce constat. Quand on est immigrant on doit faire des concessions, accepter tout et n’importe quoi de recommencer à zéro. Je suis la première à le dire. En revanche quand on a déjà fait certains sacrifices, devoir tout recommencer juste parce qu’on a changé de ville / province, c’est un peu dur à avaler.

D’autant plus que nous nous étions renseigné et avions pris contact avec des employeurs potentiels avant de quitter Toronto. Ces derniers nous avaient assuré qu’avec son expérience canadienne, ses recommandations et son anglais il n’aurait pas de difficulté à trouver un emploi. Certains nous ont même assuré qu’il suffisait de les recontacter une fois sur place pour que tout se débloque. En fait, ces gens nous ont servi de belles paroles au nom de ce sacro-saint consensus qui poussent certains à considérer qu’honnêteté et franchise sont forcément synonymes de méchanceté.

Ces 9 mois m’ont parfois fait remettre en cause mon immigration. Je me suis demandé plusieurs fois à quoi ça servait de s’acharner à rester ici pour voir l’homme galérer comme pas permis. Pendant cette période, j’ai croisé de nombreux Professeurs Yaka ainsi que des Docteurs Fokon. Ces derniers, se sentant détenteurs d’une légitimité qui supplante celle des RH Canadiens, n’ont pas manqué de nous dire sur un ton paternaliste tissé de promesses et de bonnes intentions que l’homme n’avait qu’à changer de domaine au lieu de s’acharner à trouver un emploi dans la branche qui le passionne et où il a de l’expérience.

Avec le temps, je réalise que changer complètement de domaine au Canada est possible certes mais ce n’est pas aussi facile qu’on peut le lire dans certains magazines spécialisés en mythologie immigration canadienne.

Les choses ont fini par se débloquer il y a quelques semaines car mon époux a (enfin) trouvé un emploi intéressant dans son domaine. Il n’a toujours pas retrouvé le niveau de responsabilité qu’il avait en France. Cet emploi, il l’a trouvé tout seul sans l’aide du soi-disant réseau. Je ne vais pas aborder en détail la question du copinage réseautage dans ce post. Une chose est sûre, je doutais déjà de son efficacité en arrivant au Canada, aujourdhui plus que jamais je suis convaincue de son inutilité dans le domaine bancaire.

Je pourrais verser dans la démagogie et vous pondre des phrases toutes faites du style : «Cette expérience nous a fait grandir » ou encore enfoncer des portes ouvertes en vous disant que l’immigration c’est difficile. La vérité c’est que  j’ai le seum  je persiste à croire qu’il y a un réel décalage entre le profil de certains immigrants selectionnés et les attentes du marchés du travail / des employeurs locaux. Il est vrai que même si mon mari a une expérience négative, moi je n’ai pas eu de problème jusque-là. Nous sommes dans des domaines différents et j’ai eu beaucoup de chance. Mais je commence à penser que j’ai trouvé mon emploi actuel à Montréal uniquement parce que j’ai été recrutée par une boite à New York. Je me demande si mon CV n’aurait pas fini à la poubelle si j’avais dû passer par des recruteurs locaux dans la mesure où je n’avais pas d’expérience québécoise.

Maintenant que j’ai craché mon venin, je vais désactiver le mode grognon et essayer de donner quelques conseils sur la recherche d’emploi (en banque) à Montréal :

  • Faites votre évaluation comparative de diplômes. Vous trouverez toutes les informations ici. A Toronto, on ne nous a jamais demandé ce genre de documents ; ici c’est quasi systématique. Un employeur a refusé d’accorder un entretien à Mr Gaou sans ce document. Il lui avait pourtant assuré que son profil correspondait à 100% à ce qu’il recherchait pour le poste.
  • Relancez les recruteurs. L’homme a rencontré des recruteurs qui avaient oublié (ce sont leurs termes) de le rappeler pour le 2e entretien. Il a réussi à décrocher un rendez-vous après plusieurs relances. Arrivé à la dernière étape du processus de recrutement, il a fallu encore relancer pour avoir une réponse. Ça peut paraitre extraordinaire mais ce manque de savoir-vivre et de professionnalisme est fréquent chez les recruteurs que nous avons croisés à Montréal comme à Toronto.
  • Il vous faudra des certificats pour travailler dans la banque (de détail) vous trouverez plus d’information ici. Renseignez-vous avant de les passer car ça coute une petite fortune. Certaines banques vous les paieront si vous passez toutes les phases de recrutement. Inutile de préciser qu’ils vous virent si vous le ratez.

Mr Gaou travaille depuis quelques semaines et tout se passe vraiment bien. L’avenir nous dira si cette experience est celle qui lui permettra d’accéder aux postes qu’il souhaite.

Source de l’image ici

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Catégories :Les Gaous au Canada

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25 réponses

  1. Cela n’a pas été facile dis donc… merci pour ces précieux conseils. Et bonne chance à Mr Gaou dans son nouveau job !

  2. Belle persévérance! Bravo à lui/vous et bonne continuation.

  3. Super! Félicitations et courage à vous. Une belle aventure commence! 🙂

  4. Persévérance; c’est la clé de tout; bravo à lui et à toi.

  5. Félicitation à monsieur Gaou, j’espère que ça se passera bien

  6. 9 mois, ça a dû vous paraître vraiment long 😦 Bon, l’aventure commence pour lui, j’espère qu’il pourra retrouver la place dans la hiérarchie qui lui plaît.

    • Oh oui c’etait interminable. Les recruteurs lui disent que le mieux pour evoluer en Banque c’est de bouger en interne. On verra bien. On a eu tellement de versions contradictoires qu’on est devenus sceptique 😀
      En tout cas il est content de travailler a nouveau et c’est priceless comme on dit 🙂

  7. « La vérité c’est que je persiste à croire qu’il y a un réel décalage entre le profil de certains immigrants selectionnés et les attentes du marchés du travail / des employeurs locaux. »

    C’est plus qu’une impression; c’est la réalité ET JE NE VOIS PAS COMMENT IL POURRAIT EN ÊTRE AUTREMENT car les fonctionnaires de l’immigration et les employeurs appartiennent à deux mondes différents QUI NE SE PARLENT PAS.

    Même que les employeurs considèrent les fonctionnaires du gouvernement comme des gens inutiles coupés de la réalité car ils sont empétrés dans des normes idéalistes qui n’ont rien à voir avec les réalités du milieu de travail. En clair, les employeurs se démerdent sur le plancher des vaches tandis que les fonctionnaires rêvent dans leurs nuages.

    ET MON PETIT DOIGT ME DIT QU’IL EN EST PROBABLEMENT DE MÊME EN FRANCE !!!

    Bon, j’aimerais bien aider ton mari mais c’est très difficile pour moi car je ne connais pas le milieu financier et je ne connais rien de lui non plus (son âge, ses compétences, son CV, sa façon de s’y prendre, etc).

    Ce que je peux dire par contre (avec mon expérience personnelle en ingénierie), c’est que les employeurs au québec sont très souvent complètement irréalistes dans leurs exigeances.

    Par exemple, moi, à 40 ans, je n’ai plus réussi à trouver du travail au québec car les employeurs considéraient que j’étais trop vieux et l’un d’eux me l’a même dit pendant l’entrevue. C’est cela qui m’a incité à migrer aux USA en 1997 où je n’ai pas rencontré ce problème mais par contre j’y ai trouvé d’autres problèmes pires qui ne sont pas présents au québec…

    …comme quoi, il n’y a pas de monde parfait alors il faut donc choisir celui qui nous convient sur le moment et en changer quand il ne nous convient plus.

    C’EST TRÈS IMPORTANT aussi (pour un immigrant) de comparer sa performance (temps pour trouver un emploi) avec celle d’un québécois qui a un background comparable en prenant conscience que c’est normal qu’il trouve plus rapidement car il est dans son milieu naturel. Mais ATTENTION car même si nous sommes dans notre élément ici, nous aussi on galère pour trouver un emploi !!!

    Enfin, concernant l’équivalence des diplômes, la raison pourquoi ce problème ne s’est pas posé à toronto, je pense que c’est simplement parce que l’ontario n’a pas de contrôle sur son immigration comme le québec.

    En fait, dans tout le canada, il n’y a que le québec (à cause de sa spécificité francophone) qui dispose de droits de gestion sur son immigration alors que c’est le gouvernement fédéral qui décide pour les autres provinces… d’où des différences occasionnelles dans les politiques des deux gouvernements.

    • Merci pour ce long commentaire vraiment interessant. 🙂 Effectivement c’est difficile pour tout le monde mais on s’accroche. En France on a du mal aussi quand on est immigrant; la grosse difference avec le Canada c’est que la France ne va pas recruter des gens dans leur pays en leur faisant miroiter une integration et l’emploi faciles. Pendant les reunions et forums d’immigrations auxquels nous nous sommes rendus, on nous a dit plusieurs fois que le Canada nous attendait. On ne l’a pas pris au mot certes, mais le decalage entre la realite sur le terrain et les discours que nous avons eu avant de partir est assez hallucinant. Bon week-end!

      • Félicitations pour Mr Gaou ! quel soulagement pour vous 2.
        Avec le nouveau système d’immigration « Entrée Express », les employeurs auront désormais leur mot à dire sur le choix des immigrants qui viendront au Canada. Ce qui n’était pas le cas auparavant, où le système de sélection reposait principalement sur des « fonctionnaires » d’immigration, souvent décalés par rapport à la réalité.

      • C’est une bonne chose. Parce que de mon temps plus on était diplômé avec de l’expérience plus on avait de chance d’être sélectionné. Ce qui est ridicule si c’est pour finir dans des entry level jobs. Hier j’ai encore croisé un chauffeur de taxi qui a un doctorat…

      • J’aimerais bien assister à une de ces réunions pour entendre de mes oreilles ce que ces « fonctionnaires de l’immigration québécoise » disent car BEAUCOUP d’immigrants français font cette remarque.

        N’étant pas un immigrant, je connais mal notre système d’immigration et je trouve intéressant ce que DIdier a dit (à savoir qu’Avec le nouveau système d’immigration « Entrée Express », les employeurs auront désormais leur mot à dire sur le choix des immigrants qui viendront au Canada) mais… reste à voir si cela fonctionnera mieux pour la recherche d’un emploi ???? JE SUIS SCEPTIQUE !!!!

        POUR VOTRE INFORMATION

        J’ai souvent utilisé le traité de libre échange (ALENA / NAFTA) qui existe entre le canada, le mexique et les USA pour travailler aux USA et au mexique et je vais ici vous montrer comment il fonctionne (sans doute qu’il est comparable à celui de l’espace euro).

        Notre ministère de l’immigration devrait peut-être s’en inspirer un peu pour faciliter la vie des candidats à l’immigration ????

        —————-
        ### Pour un citoyen canadien professionnel qui veut travailler aux USA

        Il n’y a que 3 prérequis à remplir pour obtenir SUR LE CHAMP un permis de travail valide pour un an (renouvelable indéfiniment) émis par le garde frontière en ENTRANT aux USA:

        1- Avoir la preuve de sa citoyenneté canadienne
        2- Avoir une offre d’emploi écrite par un employeur américain qui contient:
        a- Le titre de l’emploi et la discipline visée (ex: ingénieur en électricité)
        b- La durée de l’emploi qui ne doit pas excéder un an.
        c- Le salaire offert par l’employeur
        3- Montrer l’original de son diplôme universitaire

        Pour obtenir l’offre d’emploi, je faisais affaire avec des recruteurs sur internet et, quand une entrevue était requise, j’allais sur place en mentionnant le motif (entrevue) au garde frontière car ce motif est prévu dans l’ALENA et le garde frontière doit alors me laisser entrer aux usa.

        —————-
        ### Pour obtenir un permis de travail au mexique

        Si on entre au mexique par avion (c’était toujours mon cas), le permis de travail valide pour 1 mois est distribué dans l’avion par l’hôtesse de l’air. Suffit de le prendre quand elle nous l’offre environ une heure avant l’atterrissage.

        C’est aussi possible d’obtenir un permis de travail valide pour 1 an et dans ce cas, il faut aller le demander dans un consulat ou ambassade du mexique (donc situé en dehors du mexique) et remplir des conditions semblables (mais différentes) à celles du permis américain.

      • C’est très intéressant. Oui effectivement dans les réunions d’informations on parle très peu des difficultés. J’avais même vu une affiche qui disait : »vous avez votre place au Québec »
        C’est capital de se renseigner avant de lâcher la proie pour l’ombre.
        Lors d’une de ses réunions j’avais demandé si ma fille de 3 ans pouvait continuer sa scolarité une fois ici sachant qu’elle aurait 4 ans. On m’a répondu oui il y a des pré-maternelles au Québec. Mais à aucun moment là personne ne m’avait précisé que les pré-maternelles n’étaient pas systématiques et étaient surtout pour les enfants qui ne maîtrisent pas le français. Si je n’avais pas fait de recherches approfondies, je n’aurais pas su que pour aller à l’école au Québec il faut avoir eu 5 ans avant le 30 septembre! Je me serais retrouvée avec une enfant de scolarisée et un budget service de garde imprévu.
        Tout ça pour dire que ces réunions d’informations sont surtout faite pour faire de la communication. S’ils disaient venez au Canada vous allez galérer pendant plusieurs années avant de retrouver une stabilité, je ne suis pas sûre qu’il y aurait grand monde.

      • Réponse pour Gaou

        Une chance que tu t’es renseignée pour la pré-maternelle car sinon tu te serais retrouvée avec un GRO$ problème.

        Çà confirme ce que je pense des fonctionnaires !

        Ils sont très bons pour connaître tous les formulaires qui existent dans leur ministère mais ils sont totalement ignorants de ce qui existe dans la vraie vie et c’est encore pire pour les questions pointues.

        C’est pourtant tellement facile de simplement dire « Je ne sais pas » mais çà paraît mal dans une séance d’information !

        Tu as parfaitement raison; ces séances d’information devraient se limiter à des informations de base (ex: à quel point il peut faire froid l’hiver, les différences entre les systèmes d’éducation FR et Qc, etc) et éviter de répondre aux questions pointues qui requièrent des connaissances dans un domaine précis (ex: admissibilité à la pré-maternelle, disponibilité de l’emploi dans un domaine X, etc).

        Dans ces séances d’information, on devrait donner une liste de contacts où le postulant à l’immigration peut s’adresser pour trouver une réponse à ses questions pointues (ex: liste des écoles de tous les niveaux dans une région déterminée, liste des ordres professionnels, liste des organismes qui viennent en aide aux immigrants, etc) car ces gens savent parfaitement de quoi ils parlent.

        Ces séances d’information du gouv. du québec devraient aussi se faire conjointement avec les foires d’emplois données par les recruteurs québécois car de cette façon, les deux aspects crutiaux pour un postulant à l’immigration seraient adressés simultanément.

    • Le système Entrée Express concerne les candidats à la résidence permanente d’autres provinces que le Québec (qui a son dispositif CSQ). Il se rapproche plus du modèle australien ou néo zélandais, car il permet au candidat d’avoir accès à leur « Job Bank », chose qui n’existait pas dans l’ancien système où il fallait chercher un emploi une fois sur place et faire face après aux procédures d’équivalences de diplômes.
      Avec l’Entrée Express il faut en effet une demande d’équivalence de diplômes avant d’aller vers l’enregistrement sur le système. Ce nouveau système fait grincer des dents car il semble plus restrictif, mais il a le mérite de ne pas donner de faux espoirs aux candidats en terme d’emplois. L’inconvénient que je vois est que l’origine géographique des candidats sera moins diversifié, seuls quelques candidats originaires de quelques pays riches seront avantagés……avis qui n’engage que moi.

  8. je croise les doigts pour que tout continue de bien se passer (enfin) pour mr Gaou! Tout ceci me conforte dans l’idée que rien ne vaut une mutation…

  9. au-delà des difficultés de l’immigration, le chômage dans le couple peut vraiment être très compliqué à vivre. Bien contente que ce soit derrière vous, bravo mr gaou pour la persévérance !

  10. Hello Gaou,
    Je découvre ton blog et ce billet super intéressant, mais qui me fait grave flipper!
    En même temps, ça fait quand même du bien de tomber sur un témoignage pragmatique où on ne nous ressert pas la symphonie des bisounours encore et encore.
    Sans ce genre de posts, difficile de ne pas tomber dans l’idée qu’une immigration est facile et qu’on est attendu comme le messi.
    Je me sens particulièrement concerné par ce témoignage car, comme ton homme, je travaille dans le secteur bancaire et m’apprête à quitter une (très) bonne situation pour l’inconnue Canadienne (Montréal/Toronto, notre coeur balance).
    Puis-je te demander plus précisément la branche ou le métier de mister Gaou ? Le secteur bancaire est vaste, et j’imagine qu’il existe de grandes disparités.
    Trouver du boulot dans nos branches est VRAIMENT ce qui nous fait le plus flipper dans notre projet d’immigration (le froid, l’intégration, la distance avec les proches etc. même pas peur :-)).
    Entre les ordres (mon amie est ingé), les équivalences de diplômes, les certificats bancaires, le manque d’expérience Canadienne (ou Québécoise)… J’ai peur que notre rêve devienne un long chemin de croix!
    Merci et bonne continuation à vous!

    • C’est vraiment pas une bonne idée de quitter la france si tu y occupes une très bonne situation et que l’emploi est justement la chose la plus importante pour toi !

      Est-ce que tu quitterais ton très bon emploi pour déménager dans une autre ville française dont tu ne connais rien ?
      Bien sûr que non et pourtant, ce serait beaucoup plus facile à faire que d’émigrer dans un autre pays.

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