Un Gaou donne des conseils

download-7J’ai reçu une série d’emails me demandant si immigrer au Canada était une bonne décision à prendre et si je conseillais une installation à Montréal que j’ai quitté il y a 10 ans ou Toronto où je vis depuis 4 mois seulement. Plutôt que de me lancer dans des comparaisons inutiles et sans intérêt sur ces deux villes que je ne connais finalement que très peu, je voudrais préciser que même si je suis très flattée que l’on me demande mon avis, je suis dans l’incapacité de donner ce genre de conseils. La décision d’immigrer ou non est personnelle. Je ne peux/veux/dois pas décider pour les autres s’il faut la prendre et encore moins dire dans quelle ville il faut aller. Je peux en revanche donner des conseils basés sur ma micro expérience Torontoise à ceux qui, comme moi, souhaitent tenter leur chance dans cette ville.

Prévoyez un budget d’installation conséquent

Je ne le dirais jamais assez, Toronto est une ville chère ! Le coût de la vie est vraiment élevé ; loyers, assurance auto, transports, garderie etc. un petit tour sur le blog vous donnera une idée des prix. Je ne compare pas à Paris et je ne convertis pas en euro parce que ça n’a aucun sens à mes yeux. Vous serez payé en dollars de toute façon.
Si vous venez sans emploi, vous ne savez pas combien de temps vous resterez au chômage. Comptez aussi qu’il faudra :
-Verser une caution pour certains abonnements car vous n’aurez pas d’historique de crédit
-Payer une assurance maladie privée pour vous couvrir pendant les 3 mois de carence
-Payer le premier et dernier mois de loyer – le fameux first and last
-Vous rééquiper en meubles et fournitures de maison
-Payer les frais de gardes pour vos enfants si vous en avez
-Acheter des vêtements adéquats pour le froid. Je sais que ça peut faire sourire de prévoir un budget chiffons. Notez qu’il a fallu acheter manteau, pantalon de neige, bottes, gants, écharpe et bonnet pour le mini Gaou et nous en avons eu pour environ 300 dollars rien que pour elle.

La recherche d’emploi

-Pour travailler à Toronto il vous faudra un niveau d’anglais opérationnel.
-Remettez votre CV aux normes canadiennes – Il y a de nombreux modèles en ligne
-Préparez-vous psychologiquement à recommencer en bas de l’échelle. C’est souvent plus facile à dire qu’à faire. Repartir à zéro quand on a plusieurs années d’expérience au compteur, ce n’est pas forcément évident. C’est un processus qui demande beaucoup d’humilité
-Si vous venez avec un enfant, notez que la recherche ne sera pas facile dans la mesure où vous serez beaucoup moins flexible (en terme d’horaires) qu’un candidat sans enfant.
-Vérifiez que votre emploi n’est pas régi par un ordre ou ne nécessite pas de passer un certificat avant votre départ. Je suis dans la Supply Chain et mon mari est dans la banque. Nous avons tous les deux besoin de certificats pour travailler dans notre domaine. Ils ne sont pas obligatoires mais bien souvent requis par les employeurs. Dois-je préciser que ces certificats ne sont pas gratuits?

Ce sont les seuls petits conseils que je peux donner pour l’instant. Je ne suis là que depuis très peu de temps. Je n’ai pas assez d’expérience pour en dire plus. Je ne manquerai pas au fil du temps de partager mon ressenti.

Si vous avez des questions précises vous pouvez toujours m’envoyer un email auquel je répondrai avec plaisir !

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Catégories :Les Gaous au Canada

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11 réponses

  1. Même en Angleterre, j’ai du faire traduire mes diplômes français par un traducteur professionnel, puis demander une équivalence. Je voulais être prof de français, et vues mes études, on m’a proposé de faire prof d’économie…Sans vouloir me vanter, je maîtrise quand même mieux le français que la prof écossaise de mon fils!

    • Bah oui. C’est partout pareil chaque pays a ses exigences en matière de diplômes. Le tout c’est de le savoir et de s’y preparer avant de débarquer. Après j’avoue que quand on a passé des années a etudier et que les diplomes ne sont pas pris en compte, ça peut être frustrant…

  2. « La décision d’immigrer ou non est personnelle. Je ne peux/veux/dois pas décider pour les autres s’il faut la prendre et encore moins dire dans quelle ville il faut aller.  »
    Je pense que cette phrase traduit exactement les sentiments que quiconque qui veut partir doit ressentir.
    D’accord avec Pomdepin et les profs de français qui enseignent nos enfants. Il y a parfois des situations amusantes…
    Mais on reste importantes pour la prononciation.
    Merci à toutes les deux.

    • Merci Evelyne 🙂 Ma fille est dans une école francophone donc pour l’instant ça va. Le plus dur pour l’école c’est quand elle utilise des anglicismes courants en France shopping au lieu de magasiner par ex. C’est drôle quand on sait qu’elle est dans une ville anglophone 🙂

  3. Bel article comme d’hab 🙂
    Petite astuce pour les 3 mois de carences pour la couverture sociale : si vous renoncez a votre carte vitale avant de quitter la France (+ 1 formulaire spécial a demander auprès de l’administration), pas de carence de 3 mois lorsque vous arrivez, vous obtenez la RAMQ directe.
    Par contre faut bien être sûr de vouloir renoncer a la carte vitale 🙂
    Voilà

  4. Gaou, j’ai rencontré des gens heureux et d’autres déçus par leur immigration à Vancouver…mais ce que je constate c’est que les personnes qui quittent leur pays en « claquant la porte », se retrouvent souvent dans la même situation quelques temps après dans le nouveau pays.
    Je viens de rencontrer une famille parisienne qui avait quitté Paris pour Vancouver à l’initiative du mari, car celui-ci en avait ras le bol de tout, de Paris etc etc….
    Après 3 ans à Vancouver, sa femme (qui a occupé un boulot prestigieux) et les 3 jeunes enfants (devenus bilingues!) se sont super bien épanouis, contrairement au mari qui déprimait avec des petits jobs, et aucune vive sociale….mais n’a jamais fait la démarche de comprendre les codes canadien, selon ce qu’il me raconte.

    Bilan des courses, la famille pli bagage ce moi-ci pour revenir en France , et une nouvelle fois à l’initiative du mari.
    Je pense personnellement que celui ci va trimbaler son échec en France également et est en train de gâcher le rêve des siens ici !

    • Oh j’espère que le retour va bien se passer pour eux. Apres il y en a qui font pleins d’efforts et qui n’arrivent pas à se faire à leur nouvelle vie! Je realise par exemple que j’étais beaucoup plus flexible en arrivant en France à 17 ans que maintenant. Je pense que lorsqu’on a un certain bagage, des enfants etc l’adaptation est peut-être plus dure non? Après je suis tout à fait d’accord avec toi sur le fait qu immigrer pour de mauvaises raisons ne sert a rien car bien souvent les problèmes se glissent dans nos valises 🙂

      • Tout à fait, j’éspère également. S’ils ne sont pas partis plus tôt c’est à cause des enfants et de sa femme qui ont longtemps refusé l’idée de revenir en France car se plaisaient trop à Vancouver.
        On va dire que Pôle Emploi va accueillir madame dignement.

  5. Eh bein!! C’est chaud dèh!!! 😉

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